Actualités

 

Oui à l’aménagement éco-responsable, non à l’écologie punitive !

 

Tirelire

Télécharger le communiqué du 11 octobre 2017

Le ministre de la Transition énergétique veut créer une « taxe anti-bétonnage » sur les projets d’aménagement et de construction réalisés en zone naturelle et agricole. Un énième nouveau coup à l’aménagement, après les taxes forfaitaires sur les terrains nus devenus constructibles, la taxe issue de la loi de modernisation agricole, les obligations de compensation environnementale et de reconquête de la biodiversité, ou encore la compensation collective financière agricole déjà à la charge des aménageurs.


« Encore une taxe ! Tout est fait pour pénaliser l’aménagement et renchérir le coût du foncier et des logements, alors même que ces zones sont par nature inconstructibles et que leur ouverture à l’urbanisation est décidée par les collectivités, et contrôlée par les services de l’État », a aussitôt réagi Pascale Poirot, Présidente de l’UNAM.


Ses arguments sont de poids. En effet, la France ne consomme pas tous les sept ans, pour loger ses concitoyens, l’équivalent de la surface d’un département au profit de l’urbanisme. Il y a longtemps que l’argument est galvaudé. « Le problème, ce n’est pas l’aménagement : ce sont les constructions diffuses réalisées hors opérations organisées, et les grandes infrastructures logistiques ou commerciales qui sont le plus consommatrices de ressources agricoles ou naturelles », affirme Pascale Poirot.

« Alors pourquoi taxer les aménageurs et, au passage, écorcher leur image dans l’opinion ? Non, les aménageurs ne sont pas des vaches à lait, ni les boucs-émissaires de l’étalement urbain contre lequel ils sont les premiers à lutter pour s’investir, aux côtés des collectivités, dans une gestion toujours plus économe des ressources foncières », poursuit-elle.


« Au moment où le gouvernement souhaite construire plus et moins cher, relancer l’aménagement opérationnel et promouvoir la mixité fonctionnelle et sociale, la cohérence des politiques publiques est une nouvelle fois remise en cause. Après avoir plébiscité un véritable choc d’offre dans sa stratégie logement, le gouvernement a, une semaine plus tard, coupé le robinet des aides en dehors des métropoles dans son projet de loi de Finances. Trois semaines plus tard, il réfléchit désormais à une nouvelle taxe pour décourager la construction », s’étonne pour conclure Pascale Poirot. « Là, on frise le ridicule », s’est-elle même exprimée en off !

linkedin Viadeo

Les cookies sont de petits fichiers texte déposés sur votre ordinateur. Certains cookies sont en place afin que le site fonctionne correctement, pour cette raison, nous avons peut-être déjà mis quelques cookies sur votre machine. Ils nous permettent également de vous donner la meilleure expérience de navigation possible et nous aident à comprendre comment vous utilisez notre site.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour analyser le trafic de notre site.

En savoir +
X