NOTE DE PRESENTATION DE LA DEMARCHE
Le point de vue de l’aménageur

 


LA COMMUNE DE MOUSSY-LE-NEUF ET SON DEVENIR

Commune moyenne comptant 2.400 habitants au dernier recensement, MOUSSY-LE-NEUF se situe à l’extrême nord de la Seine-et-Marne, en limite des départements de l’Oise et du Val-d’Oise. Sa situation, à 5 kilomètres au nord de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle et donc hors de l’axe des pistes lui permet d’en bénéficier des effets sans en subir outre mesure les nuisances sonores.
A la suite de la construction de deux programmes de " chalandonettes " (226 logements) et de l’aménagement de deux lotissements (55 lots individuels), la population de MOUSSY-LE-NEUF, village essentiellement agricole jusqu’à la fin des années 60, triple brutalement entre 1972 et 1974, passant de 586 à 1.725 habitants.

Cette explosion démographique ne fut pas sans poser à la Commune de graves problèmes d’équipements d’infrastructure (eau potable et assainissement, notamment) ainsi qu’en matière d’accueil des enfants d’âge scolaire. Ce dernier problème fut pallié par la construction en centre-ville, à côté de l’église, ainsi que dans la partie Nord de la Commune, de baraquements préfabriqués où fut aménagée une demi-douzaine de classes primaires.

Cet apport brutal de population affecta également la cohésion sociale du village, la situation excentrée et le particularisme architectural des deux programmes en promotion horizontale ne favorisant pas l’insertion des nouveaux arrivants.
Ces difficultés eurent pour conséquence le " gel " de toute opération nouvelle de construction et donc une stagnation du développement démographique de la Commune : de 1975 à 1982, la population ne s’accrut que de 15 unités.

Depuis 1982, on peut assister à une reprise de la croissance démographique selon un rythme de croissance modéré, plus propice à un emploi optimal des équipements publics locaux. Les nouvelles constructions ont pris place dans la plupart des cas à l’intérieur d’opérations de lotissement (onze au total) de tailles variables, qui ont permis au cours de cette période de remailler le tissu urbain et de lui redonner une cohésion.
Certaines de ces opérations ont permis en outre la construction, en secteur locatif aidé, de petites unités regroupant chacune 5 ou 6 logements et se fondant mieux de ce fait dans le tissu urbain environnant, constitué surtout par de l’habitat individuel. En 1997 et 2000 a été livré en centre-ville un programme plus ambitieux de 31 logements locatifs PLA, dont les volumes sont parfaitement adaptés à l’échelle des maisons rurales qui l’entourent.

Au cours de ces deux dernières décennies s’est également progressivement développée une zone d’activité dont la superficie atteint maintenant une trentaine d’hectares, qui accueille 40 entreprises attirées par la proximité immédiate de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, de ses gares T.G.V. et R.E.R., et de voies routières importantes (autoroute A1, Francilienne, R.N. 2). Elles emploient environ 900 personnes et génèrent une taxe professionnelle dont les recettes croissantes ont permis à la commune, durant les quinze dernières années, d’enfin se doter des équipements qui lui avaient longtemps fait défaut.
Ce fut notamment le cas pour :
- L’assainissement : construction en 1983 d’une nouvelle station d’épuration de 4.000 équivalant-habitant (Eh), mise progressive du réseau en séparatif ;
- L’eau potable : création d’un nouveau forage, renforcement du réseau ;
- L’éducation : ouverture en 1995 d’un groupe scolaire (maternelle et primaire) de 15 classes ;
- Les équipements sportifs : mise en service, sur la décennie 1974-1984, d’un gymnase, d’un stade, d’une piste d’athlétisme et de plusieurs courts de tennis ;
- Les équipements socioculturels : ouverture d’une salle de spectacle en 1984, d’un centre aéré en 1999.
D’autres réalisations sont prévues au P.O.S., dont la révision a été approuvée le 25 janvier 2002 :
- Un collège ;
- Le déménagement des ateliers municipaux jouxtant la mairie et leur installation à proximité de la zone d’activités ;
- Une maison d’accueil pour personnes âgées ;
- Une nouvelle cantine scolaire pour remplacer celle existante, de capacité trop réduite ;
- Une place des fêtes ;
- Une meilleure maîtrise des eaux pluviales par la création d’ouvrages de rétention et de régulation ;
- Continuation de l’aménagement paysager de la " coulée verte ", le long du thalweg de la Biberonne.

Certains équipements obsolètes appartenant à la Commune, situés en centre ville autour de la Mairie et de l’église, vont donc à court ou à moyen terme être remplacés par d’autres, mieux adaptés. C’est notamment le cas des baraquements préfabriqués de l’ancienne école et des ateliers communaux. Leur terrain d’assiette, libéré de ce fait et situé pour sa majeure partie en zone UA du P.O.S., pourra accueillir de l’habitat dense et des commerces et permettre de restructurer et revivifier le centre-ville.